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Compte-rendu de la séance du GASC du 06/10

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Compte-rendu de la séance du GASC du 06/10/2011.
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Compte rendu de la seance du GASC le 06/10/2011.

THEORIE ET EXPERIENCE A TRAVERS LES MEDITATIONS
METAPHYSIQUES (II ET VI) DE R. DESCARTES.



INTRODUCTION DE LA SEANCE.


Le nom de Rene Descartes est connu comme celui du philosophe francais s'etant
positionne a la charniere des mondes philosophiques du moyen-age et de la modernite. Moins
nombreux sont ceux qui savent que l'homme est aussi auteur de traites de mathematiques, de
physique, d'optique, etc., assez importants pour avoir joue un role dans la revolution scientifique
qui a accompagne l'avenement de l'epoque moderne.

Au sein de ce corpus, les Meditations Metaphysiques tiennent une place cruciale : le
projet qui les anime est de fonder sur une base certaine la connaissance scientifique. L'objectif
pour Descartes est de se deprendre de tous les prejuges qu'il a recu en sa creance . Ayant ainsi
fait table rase, il ouvre la possibilite de decouvrir le principe a partir duquel le savoir pourra etre
fonde dans la certitude. L'architecture des Meditations s'articule donc sur trois parties : 1) la
deconstruction du savoir trop facilement admis par la methode du doute hyperbolique -le
renvoi temporaire de tout ce qui peut etre l'objet du doute dans la sphere du faux- (Premiere
Meditation), 2) la decouverte et l'examen du fondement que constitue le cogito, a partir duquel
la verite premiere est enoncee : je suis, j'existe (Seconde Meditation) et enfin 3) la
reconstruction sur ce socle de la totalite du savoir certain pouvant en etre deduit, via une
methode deductive (Troisieme, Quatrieme, Cinquieme et Sixieme Meditations).
A partir de ce bref resume, des extraits des seconde et sixieme meditations ont etes
distribues aux participants a l'aune de plusieurs oppositions guidant la lecture :

Ame Corps
Theorie Experience
Raison Sensation
Substance pensante Substance etendue.


INTERVENTION.
L'objectif de la seance est de mettre en avant la pertinence de la conception cartesienne
des rapports entre la theorie et l'experience pour la philosophie des sciences d'aujourd'hui. Le
point de depart sera le Cogito de Descartes.
Le je pense (cogito) est donc le fondement auquel parvient Descartes apres son
entreprise de deconstruction de tout ce a quoi il a pu croire qui etait susceptible d'etre mis en
doute. En effet, l'hypothese du malin genie, qui est le paroxysme du doute hyperbolique car elle
vient a l'encontre de la croyance en Dieu lui-meme, semble refuter toute connaissance possible.
Si un etre capable de me tromper completement existe, et qu'il s'emploie a cette tache, alors
comment imaginer que je puisse savoir quoi que ce soit de vrai ? A ce moment, il semble bien
que tout est perdu : si cette hypothese est possible, on pourrait la penser comme aussi valable
que celle du sens commun, qui postule que mes sens me renseignent vraiment sur le monde.
Mais Descartes ne se resout pas a ce scepticisme, car en fin de compte, meme pour que le malin

genie puisse me tromper, il faut qu'il y ait un me . Ce je , intuition necessaire a toutes les
hypotheses subsequentes, puisqu'elle va meme au-dela du malin genie, est le fondement premier
a partir duquel le reste va etre reconstruit.
Il s'agit donc d'un fondement epistemique, c'est-a-dire relatif a la connaissance, car il est
condition de possibilite de tout ce qui peut etre connu : connaitre, vouloir, sentir, imaginer, etc.
sont des actes qui ne sont possibles qu'a travers ce Je qui les assujettit. En ce sens, nous
appellerons le cogito un primat epistemique, car il donne a la pensee, comme condition de la
connaissance, le role de fondement. Ce constat pourrait amener a qualifier la position de l'auteur
des Meditations de psychologiste, puisque pour lui, l'esprit est plus facile a connaitre que le
corps . C'est la conclusion a laquelle l'intuition fondatrice du cogito mene : on est plus
facilement certain de l'existence de son propre esprit que de l'existence des choses qu'il permet
de connaitre (les corps en particulier).
Cette conclusion amene d'ailleurs a voir un autre theme principal des meditations : que
le corps et l'ame sont distincts, sont deux substances separees. Que le sujet soit plus facile a
connaitre que le corps permet de poser les jalons de leur distinction, mais reste insuffisant car la
possibilite d'une continuite de l'ame au corps reste valable. Mais les corps ne me sont pas
essentiels en tant que chose qui pense . Ainsi, corps et ame vont etre opposes par Descartes,
en particulier dans la sixieme meditation, comme deux substances separees : aux corps
correspondra la substance etendue, car leur essence est de se situer dans l'espace ; a l'ame
correspondra la substance pensante, le cogito, qui ne peut etre localise. Une grosse partie de
l'entreprise des meditations va donc etre de retracer a partir du je pense, le chemin epistemique
menant a la constatation de cette dualite ame-corps, ce qui nous mene au troisieme point de la
presentation.
En effet, Descartes est aussi un philosophe de la methode, et c'est une certaine methode
qui, presente en filigrane dans les Meditations, permet de suivre ce chemin separant la
substance pensante de la connaissance de la substance etendue. Par methode, il faut ici entendre
un processus de deduction qui permet, a partir de la premisse du je pense , de tirer des
conclusions faisant avancer le raisonnement. Le sens de cette deduction est moins formel que
celui qui lui est confere en mathematiques, cependant, le point commun est la construction d'un
raisonnement a partir de l'analyse d'hypotheses de base, que le cogito represente dans le texte
qui nous occupe. La demarche de Descartes se veut donc scientifique, et resonne avec les
differents essais physiques que nous avons evoques. Le parallele est frappant en deux points : de
la meme maniere que dans ses traites de philosophie naturelle, Descartes a recours a l'intuition
(dans les experiences pour les sciences naturelles, dans l'experience de pensee pour la
metaphysique des Meditations), et a la deduction, cette seconde ayant pour role de reguler
l'experience pour lui permettre de se frayer le bon chemin. Ainsi, ce sont les regles de deductions
qui permettent a Descartes de reconstruire la connaissance des corps, retablissant ainsi
l'experience dans son statut de savoir fiable, pour peu qu'elle soit adequatement guidee par les
regles que doit lui imposer la raison.
Si l'on s'entend sur le fait que ces regles constituent une theorie de la connaissance, alors,
pour Descartes, la pretention au vrai de toute experience depend de la theorie, cette derniere
devant lui conferer la clarte et la distinction d'un savoir scientifique. La question qui se pose
alors est donc de savoir si cette conception peut resonner avec l'etat contemporain du savoir
scientifique ?



COMPTE RENDU DE DISCUSSION.

Que l'on prenne la theorie ou bien l'experience comme premiere dans la determination
du processus scientifique, chacun des partis aura de bons arguments. D'un cote, le fait que
l'experience soit construite pour les besoins de la theorie fait que le modele d'interpretation des
phenomenes prend un parti sur ce qui est observe. De l'autre, c'est necessairement le contenu

observe qui amene la formation de la theorie. Une conception unilaterale de ce processus semble
a premiere vue insuffisante. Qu'en est-il pour notre auteur ?
Chez Descartes, le sujet est dit plus facile a connaitre le corps . Cette idee implique une
notion de la connaissance de l'esprit assez distincte de ce qu'on entend par la en sciences
cognitives. La formule plus facile a connaitre que le corps doit donc etre clarifiee : connaitre
le sujet n'est pas plus facile que connaitre le corps dans le sens de la psychologie contemporaine,
pour laquelle connaitre l'esprit, c'est savoir comment il fonctionne. Dans les Meditations,
Descartes montre que toute connaissance vraie des corps depend du sujet qui la pense. Par
exemple, si j'ai une sensation de douleur, ce n'est pas que le feu que j'ai touche est douleur, mais
c'est qu'il brule, au sens ou il a une certaine temperature, qui se transmet a mon doigt, et que
j'experimente comme une douleur. Dans cet exemple (extrait des Meditations), on voit bien que
c'est a travers la sensation de douleur, qui me renseigne sur le feu, que j'ai une connaissance des
corps, et donc, de maniere generale, que l'esprit est plus facile a connaitre que le corps en ce qu'il
conditionne ma connaissance.
D'autre part, il n'y a pas chez Descartes de connaissance de l'Esprit (la substance
pensante) du point de vue de son fonctionnement, comme determination des regularites de sa
reactivite aux evenements physiques (les passages sur les esprits animaux et la glande
pineale ne sont pas definitifs), parce qu'elle consiste dans une substance distincte de celle des
corps. Le dualisme de Descartes s'oppose donc a l'ontologie soutenant la psychologie
physiologiste. Cela se retrouve encore plus concretement dans le fait que chez Descartes, la
science des corps est dite mecanique. En effet, la substance etendue est definie par sa spatialite,
son etude est donc essentiellement une etude des relations et du mouvement des corps. Au
contraire, la substance pensante est essentiellement non etendue, elle ne peut donc pas etre
connue a la maniere dont on connait le monde physique. Notre premier point liant la philosophie
cartesienne et l'actualite scientifique est donc negatif : les deux concepts d'esprits utilises ne
coincident pas.
Cependant, ceci semble poser un probleme epistemologique : si la pensee et le monde
physique sont distincts, comment faire pour garantir une connaissance vraie ? Le fait que le sujet
n'ait pour lui, en conscience, que ce qui se rapporte aux qualites des sens, et qu'ainsi tout acces
au corps soit mediatise, pose probleme pour la notion meme de connaitre. Cependant, comme
nous l'avons deja evoque a propos de l'experience de la douleur, cette difference entre les
qualites reelles et les qualites conscientes est une source d'information, et meme si elle doit etre
reglee pour pouvoir reposer sur des bases saines, une connaissance claire et distincte est
possible. Ces regles sont un leitmotiv de la philosophie de Descartes, et s'expriment dans les
Meditations a travers la methode deductive qui permet la reconstruction du savoir certain
sur la base du cogito. Ce point est d'ailleurs un des piliers du rationalisme de Descartes : c'est
grace aux regles que je me fixe en raison que je peux construire une methode permettant une
connaissance juste. Le statut des mathematiques sont de ce fait un atome crochu entre la
metaphysique des sciences contemporaines et la position de Descartes : les modeles
mathematiques qui sont utilises pour rendre compte des phenomenes, physiques,
psychologiques, etc., en tant qu'ils sont la realisation d'une telle methode rationalisee, forment
un pont entre la theorie scientifique et l'experience permettant de justifier la premiere s'il rend
correctement compte de la seconde.
Donc, la position de Descartes semble pouvoir etre resumee, pour notre propos, comme
suit : D'un cote, une mathematique des mecanismes physiques permet de rendre compte
adequatement du monde tel qu'il est, en ce qu'elle permet de prevenir les erreurs possibles par
la methode qu'elle se fixe. D'autre part, le sujet ne supporte pas un fonctionnement mecanique,
mais est le substrat pensant permettant la connaissance des corps, il s'extrait donc du
fonctionnement mecaniste. La psychologie cognitive semble au contraire avoir ramene l'esprit et
la subjectivite au sein de mecanismes physiques. Un des principes de cette position s'oppose
fondamentalement a la these selon laquelle l'esprit est plus facile a connaitre que le corps ,
puisque le fonctionnement objectif est le seul pouvant etre l'objet d'experiences, il est plus facile
a connaitre. D'autre part, la conscience, le sujet, n'ont pas du tout le meme statut dans les
sciences cognitives que pour Descartes, elles ne sont plus considerees comme une substance

distincte du physique, mais des proprietes fonctionnelles emergeant du systeme nerveux et de
ses interactions avec l'environnement.

Cependant, on peut adresser une objection aux sciences cognitives, cartesienne en ce
qu'elle cherche a rendre a la conscience, comme distincte des mecanismes physiques, ce qui lui
appartient : les qualia, ou proprietes phenomenales. Alors que les sciences cognitives atteignent
aujourd'hui un niveau tres detaille d'explication du fonctionnement du cerveau et de l'esprit,
plusieurs problemes semblent requerir encore un long chemin avant d'etre assimiles par les
methodes scientifiques. Le principal d'entre eux est le probleme de l'experience c'est-a-dire de la
conscience en ce qu'elle accede a un certain type de contenu subjectif (contenus perceptifs,
emotionnels, conceptuels etc.), qui peuvent s'expliciter dans l'effet que cela fait d'avoir telle ou
telle experience. Les sensations visuelles sont expliquees par les sciences cognitives selon un
modele general d'entree/sortie (in/output), ou le stimulus (entree) va declencher une certaine
activite du cerveau (le traitement d'informations), qui aboutira le cas echeant a une reponse
comportementale (la sortie). Cependant, les proprietes engagees dans ce type d'explications ne
sont pas des proprietes telles que celles que nous experimentons : les proprietes phenomenales,
ou qualia (le ce que cela fait), semblent emerger des mecanismes neuronaux, et ne pas etre
reductivement explicables par les sciences cognitives dans leur etat actuel.
Plusieurs arguments mettent cette idee en valeur, nous en examinerons deux. Le premier
est appele par les philosophes contemporains l'argument du spectre inverse. Cet argument est
une experience de pensee qui consiste a envisager la possibilite d'une inversion du contenu de
l'experience des couleurs. Imaginons que la ou je vois actuellement une belle tomate rouge, le
vert profond d'une courgette ferait place ; le tuteur soutenant le plan de tomates serait blanc
comme neige, et le gazon entourant mon potager montrerait un ocre terne. Aucune des
proprietes informationnelles de l'experience quotidienne ne sont mises hors jeu par cet
argument, ni meme les appellations que nous leur donnons a travers le langage. La seule chose
qui change est le ce que cela fait de percevoir une tomate, le tuteur, du gazon etc. Dans les
conditions de cette experience, toutes les donnees utilisees par les sciences cognitives pour
rendre compte du traitement de l'information, et de la relation induite entre le stimulus et le
comportement seraient aussi valides que dans le monde de notre spectre, cependant,
l'experience que nous avons serait completement differente. On pourrait objecter a cet argument
que dans ce cas, les proprietes phenomenales n'ont que peu d'importance, et que le fait que la
science parvienne a rendre compte du schema input/output est suffisant pour anticiper le
comportement humain et rendre compte des objectifs de la science cognitive.
Le second argument s'oppose a ce genre de conception, reductionniste, en ce qu'elle
reduit l'explication de l'esprit a l'explication de son fonctionnement. Il peut etre appele
l'argument du monde zombie , et se formule lui aussi comme une experience de pensee.
Imaginons que nous soyons dans un monde dont les proprietes physiques sont en tout points
similaires a celles du notre. Dans ce monde, il existe des animaux structurellement identiques a
nous, possedant eux aussi un cerveau, dont l'organisation et les interactions neuronales sont les
memes que les notres. Imaginons enfin que ces animaux n'aient aucune notion de ce que cela fait
que d'avoir une experience, qu'ils n'aient pas de conscience au sens phenomenal. Il est
parfaitement possible de concevoir1 un tel monde, dans lequel tous les animaux disposant de
structures cognitives semblables aux notres sont des zombies, au sens ou ils n'ont pas
l'experience du ce que cela fait. L'objectif de cette experience de pensee est de mettre en
evidence la distinction des types de proprietes engages d'une part par l'explication cognitives
des phenomenes cognitifs, d'autre part par l'experience comme conscience de qualia.
Certes, les methodes des sciences cognitives tendent a former un lien tres serre entre la
conscience psychologique (celle des interactions neuronales au sein du modele entree/sortie), et
la conscience phenomenale : on peut decrire precisement quelles sont les conditions requises

1 La notion de conception, de possible, entrant en jeu ici peut etre mise en cause. Pour un expose detaille
des enjeux philosophiques sur lesquels elle repose, et une vue bien plus ample de ces problemes, voir
l'ouvrage de David Chalmers : The conscious Mind, Oxford University Press, 1996.

pour que j'aie une perception du rouge correspondant avec mon experience du rouge : il faut
qu'une onde lumineuse d'une longueur comprise entre 800 et 620nm frappe ma retine, afin que
l'oeil informe le nerf optique, et par lui le cortex visuel, pour qu'enfin cette information sensitive
soit traitee et acquiere le statut d'une perception, ce qui forme un ensemble de conditions tres
serrees et mesurables du debut a la fin. Cependant, cela ne nous permet, dans cette perspective,
rien de plus que d'etablir une correlation entre la conscience psychologique et la conscience
phenomenale. Si l'on veut rendre compte completement de la conscience, c'est insuffisant : l'etat
actuel de l'explication reduit l'experience de la conscience a son fonctionnement.


De plus, cette question en souleve une autre, plus generale quant au rapport entre
theorie et experience. En effet, si l'on se souvient qu'a l'origine, avant que l'explication
scientifique n'atteigne la qualite qui est la sienne aujourd'hui, l'explication fonctionnelle
n'existait pas, et que seule l'experience phenomenale ouvrait la porte au savoir, alors sur le plan
de l'acces a la connaissance, l'experience prend le role de fondement. Et ce n'est pas seulement
sur le plan chronologique de la genese de la science que cet argument est fonde, mais il a une
portee proprement logique : n'est-ce pas toujours a partir de l'experience, au sens phenomenal,
de l'effet que cela fait, que les theories scientifiques sont construites ? Du point de vue de
l'epistemologie, la relation entre le monde physique et le monde psychologique (pris ici au sens
general, incluant la conscience phenomenale) ne semble pas pouvoir etre reduite a l'une de ses
extremites. Quel modele doit-on alors choisir pour rendre compte des faits de la maniere la plus
adequate ?


En fin de compte, l'emergence de la conscience est une notion relativement floue, mais
dont les implications pour penser le rapport entre les theories scientifiques et leur
experimentation sont profondes. Pour conclure ce compte-rendu, dans lequel on souleve les
problemes avant d'envisager leur solution, une metaphore semble a propos. Les lignes utilisees
par les mathematiciens pour construire des figures geometriques, calculer des mouvements, etc.
sont sans epaisseur. A proprement parler, elles ne sont que la relation qui existe entre plusieurs
points d'un espace. Ce n'est que dans la representation de ces lignes pour les besoins pratiques
du calcul qu'elles deviennent epaisses. En effet, pour la conscience, la ligne est toujours epaisse.
L'experience consciente doit materialiser la ligne en ce que pour se la representer, elle a besoin
de lui donner du volume. Cette metaphore suggere un autre rapport de l'experience a la theorie
que celui de Descartes, dont nous sommes partis aujourd'hui : l'experience pourrait-elle etre le
centre epistemique a partir duquel les theories scientifiques sont construites ? Ce sera le point
de depart de notre prochain rendez-vous.




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