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Répression Camp NB Bruxelles

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Document compilant la répression et les abus policiers à Bruxelles.
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  • Added: October, 20th 2011
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Repressions policieres et arrestations
du 26 au 30 septembre et 1er octobre 2010

Dimanche 26 septembre 2010 manifestation devant le centre ferme de Steenokkerzeel

Arrivee le vers 14h 15 a proximite de la gare de Nossegem : deploiement policier important
bloquant tout acces au pont avec cordons de policiers et camionnettes stationnees de
maniere a empecher tout passage sans montrer "carte blanche".
C'est-a-dire que l'ensemble des personnes souhaitant se rassembler sur le pont en vue de la
manifestation prevue devant le centre 127bis, sont priees de montrer leur piece d'identite, les
cyclistes doivent deposer leurs velos sur le parking et continuer sans. Les trains en
provenance de Bruxelles sont attendus par une armada de policiers.
Des la gare de Bruxelles Nord, les policiers envahissent les wagons du train en direction de
Leuven, ils prient les "autres" voyageurs de se deplacer dans d'autres wagons et regroupent
tous ceux qui ont l'air de se rendre au 127bis et leur demandent leurs papiers.
Ils indiquent que la manifestation n'ayant pas ete autorisee, seuls s'ils sont sages et se
laissent identifier, fouiller et filmer, ils pourront manifester.
A la sortie du train les verifications, parfois musclees, d'identite se prolongent pendant une
heure et demie sous pretexte que certains refusent de montrer leur carte d'identite ou
passeport.
Les personnes sont obligees, parfois manu militari, de se laisser filmer a 40-50 cm de
distance et peuvent alors rejoindre les autres.
Apres ce deploiement d'intimidation et d'agressivite, en paroles et dans l'attitude generale,
au moins deux forces de polices (Fed Antwerpen et locale) se consultent pour voir quand et
comment laisser avancer les manifestants.

Enfin, les personnes sont autorisees, policiers a l'avant et a l'arriere, pressant le pas d'un air
menacant, a se diriger vers les centres (127bis et 127ter). A l'approche des centres on peut
observer la police montee a l'arriere du champ.
Les manifestants sont calmes et se placent devant les grilles du 127b ou ils peuvent voir des
policiers se promener entre les deux rangees de grillages avec des chiens. Tout ce
deploiement est fort impressionnant et intimidant. Il est evident que nombre de personnes et
surtout celles qui se rendent pour la premiere fois devant le centre, sont tres choquees. Des
entretiens difficiles se font avec les detenus a travers les grilles des fenetres et les grillages
exterieurs. Une partie des personnes se rend plus loin, ou le nouveau centre 127ter en
construction est surveille par des cordons de policiers qui ne laissent personne s'avancer.
Certains manifestants sont egalement devant la grille d'entree et frappent dessus, ce qui
provoque des mouvements de policiers. La peur s'installe parmi les manifestants, le
mecontentement aussi.

A ce moment la, 11 personnes se voient immobilisees, 5 sont arretees et assises menottees
devant l'entree.
Les chevaux sont appeles en renfort et arrivent menacants en ecrasant les groupes. Un
policier expliquera plus tard que se sentant poussees vers la grille, les FO ont du faire appel
aux chevaux !

Tout ceci augmente la tension, les manifestants ne veulent pas partir sans les 5 toujours en
arrestation. Les FO indiquent qu'il s'agit d'arrestations administratives, et que si les
manifestants partaient, les 5 seraient conduits et relaches a la gare.

Le groupe de manifestants decide de finir le rassemblement et de se rendre vers la gare en
passant devant l'autre aile du centre afin de communiquer avec les autres detenus.

Arrives a la fin de la route au croisement avec la chaussee, les chevaux empechent de se
rendre vers la droite pour longer l'autre aile. D'autres policiers empechent aussi de se
rendre vers la gauche pour retourner vers la gare.

1

Des policiers d'Antwerpen, casques et boucliers en main empechent tout mouvement. Un
policier local assure que ceux qui veulent partir sont libres de le faire ce qui n'est cependant
pas le cas.

Les manifestants se retrouvent donc encercles ne pouvant se diriger dans aucune direction.
Lorsqu'ils sont questionnes du pourquoi ils agissent de telle facon, qui augmente
evidemment la tension puisque tout le monde est prisonnier, les policiers repondent que c'est
au nom de la solidarite, que l'on doit attendre les autres.
Tres lentement, avec de regulieres pressions faites a l'arriere, de maniere provocante et
avec les chevaux, eux suivis d'autopompes, le cortege des manifestants solidement et
"hermetiquement" entoure de policiers avec leurs boucliers, avance, arrete, avance, arrete,
car, des qu'il y a du mouvement a l'arriere bouscule par les chevaux, la rangee avant de
policiers stoppe net afin de compresser le groupe, et ainsi de suite...
Un placage au sol s'effectue par des policiers qui jettent un manifestant a terre dans le
champ avoisinant, les autres empechant cependant quiconque de lui venir en aide.

Apres une marche qui ressemble a une marche de prisonniers, arrivee a la gare. Une
nouvelle fois, le passage est bloque sur le pont empechant ainsi de se rendre sur la
chaussee et prendre un bus ou une voiture. Les policiers refusent de laisser quitter les
manifestants s'ils ne montrent pas leur carte d'identite, voire leur cle de voiture... Les 5
personnes arretees ont bien ete relachees.

Apres des tergiversations et des menaces repetees, nous avons pu "sortir" du carcan policier
et, suivis par un helicoptere (!) nous rendre a notre vehicule.

Les autres ont pu recuperer leur velo, le reste, toujours accompagnes des FO, le train.

Mercredi 29 septembre : Bruxelles jour de la manifestation europeenne des syndicats
contre les plans d'austerite

Des 9h30-10h du matin Bruxelles et en particulier les environs de Tour&Taxis, les metros
Simonis, Yzer, les grands boulevards, place Ste Clayette, boulevard Lemonnier, sont envahis
de forces de l'ordre en civil et/ou en uniforme, chiens, chevaux, combis,...
Une multitude d'arrestations sont effectuees systematiquement de personnes se deplacant a
pied ou en metro dans les rues. Toujours selon le processus, deux, trois promeneurs sont
interpelles brutalement et sans aucune explication ou raison, de toute evidence sur base de
leur aspect exterieur, plutot jeune, style vestimentaire decontracte, sac a dos, style de
coiffure... par des policiers en civil ou en uniforme. Fouille superficielles, fouille des sacs,
demande des documents d'identite, menottage derriere le dos, assis au sol generalement le
temps qu'arrive un vehicule de police pour embarquer les personnes toutes sirenes
hurlantes. Les personnes sont brutalement traitees, fourrees dans les vehicules et
emmenees au commissariat ou elles passent entre 8 a 11 heures. Sont au milieu de la nuit
ramenees dans des bus dans les environs de Tour&Taxis

Les tres nombreux temoignages envoyes au Legal Team du camp NoBorder ou a la Ligue
des droits de l'Homme, font etat de comportements raillant, brutaux et generalement tres
violents en gestes et en paroles.

Ces personnes, parfois interrompues alors qu'elles s'appretent a prendre un bus par
exemple, ou qu'elles se trouvent assises a 3,4 sur un banc, sont ainsi empechees de toute
activite pendant l'entierete de la journee puisque privees de liberte.

Plus de 140 cas au moins sont ainsi victimes de ce que les forces de l'ordre ont qualifie
d'actions ciblees d'arrestations preventives.

Plus tard a partir de 13h un rassemblement etait prevu par un groupe "les precaires
solidaires" qui avaient presente leur organisation aux participants du camp NoBorder. La

2

participation de ce groupe a la manifestation syndicale a ete negociee en detail et pleinement
acceptee par les organisateurs (CSC et FGTB). Des l'arrivee sur le lieu de rassemblement,
place Bara, les membres du groupe precaires se voient interdire l'acces de leur vehicule,
se voient interdire leurs banderoles en raison des slogans tels que "Smash Capitalism" ou
"No border".
Ce groupe s'est ainsi vu, des avant le depart, intimide par un impressionnant deploiement
des forces de l'ordre.
Subitement sans causes la police procede a l'encerclement de ce groupe de manifestants.
Ce deploiement afin d'isoler le groupe du reste du cortege et eviter de cette maniere qu'ils
rejoignent les autres. Il s'agit la de la premiere pression et intimidation des forces de l'ordre
a l'encontre du groupe auquel se sont joints des manifestants en provenance du camp. Les
forces de l'ordre se comportent de maniere d'emblee tres agressive et isolent de facto ce
groupe du reste du cortege qui s'apprete donc a partir sans eux. Des mouvements de
policiers courant et empechant les personnes de quitter la place Bara permettent ainsi aux
FO de creer une atmosphere de peur et de "negocier"; Si vous allez sans vos banderoles
vous pouvez rejoindre la manifestation, si vous restez a l'arriere vous pouvez continuer, si
vous restez bien regroupes et ne vous melez pas a d'autres groupes
, etc., etc...
Un ordre de repli est donne apres des palabres et le groupe peut enfin rejoindre le cortege.
Visiblement il est souhaite que le groupe reste a distance. Les forces de l'ordre se rendent
par des rues paralleles ailleurs et ne sont plus directement visibles sur le boulevard.
Quelques dizaines de minutes le groupe peut enfin integrer le cortege et se faufiler pour
rejoindre l'endroit initialement negocie avec les organisateurs.
Subitement, ordre est donne par la police pour qu'ils soient prets a declencher
l'encerclement.
A hauteur de la Porte de Hal, un mouvement de la police pour l'encerclement sans aucune
raison quelconque du moins du cote des manifestants - se fait avec une brutalite inouie des
forces de l'ordre. Il est perceptible que la determination est anterieure avec le but
d'empecher le groupe d'aller plus avant dans la manifestation. C'est avec une violence
extreme et gratuite que les policiers se ruent sur les manifestants (rapportee par les
temoignages nombreux, les photos et le videos), ils frappent, a la tete, sur les bras se
comportent comme des hordes de dechaines dans des combats de rue. Un homme au
crane fracasse titube, une femme lui venant en aide en tentant de le retenir par le bras se
voit assener un violent coup de matraque sur l'avant bras. Il faut au moins 20 minutes avant
que des secours n'arrivent pour le conduire en ambulance a l'hopital de meme que 4 autres
manifestants. Meme les secouristes prevus par les manifestants sont empeches de venir en
aide. La police procede a l'arrestation des manifestants encercles. Cette manoeuvre est
suivie d'un second encerclement et de placages au sol. Des policiers en civil sortent de tous
cotes, capuches et parfois masques ils sortent leurs matraques telescopiques et frappent
lourdement meme des gens deja au sol. Toute tentative d'entraide ou de gestes de solidarite
de la part d'autres manifestants sont violemment repousses et du gaz au poivre leur est
pulverise a bout portant dans le visage sans aucune precaution. Certains manifestants
suffoquent, les yeux rougis. C'est un reel deferlement de violence.
Environ 90 personnes dont menottees les mains derriere le dos, assises chaussee de
Waterloo, en file, pendant pres de deux heures. Certains policiers exercent des mesures de
contention supplementaires en maintenant une pression dans le dos avec le genou. On
assiste a des propos provocateurs et intimidations, notamment a l'aide de leurs bonbonnes
de gaz, des policiers qui a cette fin, se masquent prealablement le visage. Des
camionnettes de police font partiellement ecran a ces agissements et un cordon de policiers
empeche toute personne - meme habitant du quartier- de passer. Questionnes les policiers
repondent qu'il s'agit de "casseurs". A un riverain de couleur qui dit aux policiers que c'est
eux qui font peur avec leur accoutrement, un d'entre eux repond "t'as deja vu ta gueule?
C'est toi qui fait peur!"- "Mais c'est raciste ce que vous dites" reponse du policier "mben oui."
A partir de 16h30 les departs echelonnes se font avec des combis policiers, les personnes

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arretees sont traitees non seulement sans menagement mais sans aucun respect.

Les arretes sont conduits dans les casernes d'Etterbeek ou rejoignent les autres arrestations
"preventives" de la journee. Ils y sont traites de maniere tres humiliante.
Tous identifies, fiches et fouilles. Il leur est demande de singer des documents par lesquels
ils declarent avoir porte atteinte a l'ordre public!

Mercredi 29 septembre Parc Leopold

Vers 11 heures un groupe qui souhaite faire connaitre son opposition a l'agence Frontex
dont certains representants devaient se reunir a la Bibliotheque dans le Parc Leopold, se
reuni afin bloquer l'acces a l'entree pour les participants a la reunion.
Les policiers nombreux dans le parc arretent tout qui leur semble suspect - qu'ils soient du
groupe ou non - certains sont mis a l'ecart de la vue dans des bosquets ou ils sont
maltraites. La violence est tres grande. Les colsons sont serres, les mains deviennent
mauves, les personnes sont assises a meme le sol et maintenues par des pressions de
policiers sur le dos. Six policiers s'acharnent sur une seule personne. Les personnes
arretees sont trainees par terre et jetees dans la camionnette de police. Pas de ceintures de
securite mises aux personnes pourtant menottees, conduite dangereuse intentionnelle avec
coups de frein qui font se cogner les personnes aux sieges avants. A la caserne, fouille et
identite prise. Les policiers disent etre a la recherche de "materiel de manifestant".
Arrestation vers 12 heures d'une quarantaine de personnes, liberees vers 21 heures apres
que tout le monde soit photographie; 11 gaufres sont apportees pour 22 prisonniers, un verre
d'eau a 16h et a 19 h.

Autres arrestations a Schumann - un groupe assis se fait arreter et enfermer sur le meme
schema que deja relate.


Jeudi 30 septembre 2010

Des arrestations se font sur les trottoirs de la ville. Personnes se promenant notamment
boulevard du Jardin Botanique. Ces personnes sont traitees avec une violence extreme par
les forces de l'ordre. Des policiers les interpellent, les plaquent au sol pour certains en
tordant les bras et meme en exercant des strangulations, les menottent, appellent du renfort.
Elles sont conduites sans ceintures de securite bien que menottees, l'une d'entre elles qui
reclame sa veste la recoit fourree sur sa tete, l'empechant de voir. Sans qu'aucune raison ni
objet de l'arrestation ne soient fournis a aucun moment. Maintient en arrestation pendant 11
heures a l'Amigo. Assis a meme le sol mouille et sale dans une arriere-cour. Fouille a corps,
obligation pour les personnes de sexe feminin de se devetir meme au regard de policiers
males. Une jeune femme refusant d'enlever son pantalon se voit pliee en avant sur une
table et baisser son pantalon par un policier male, une autre doit se deshabiller toute entiere!
Une autre se voit confisquer ses lunettes. Des humiliations et menaces, "j'ai envie de te
couper les cheveux et les ajouter a mes trophes"
se permet un policier ayant prealablement
sorti son couteau.
Sacs, vestes et bijoux sont confisques et jamais restitues. Remarques sexistes et moqueries
font rire les policiers tout au long des 11 heures d'arrestation au terme de laquelle le
rhabillement doit se faire dans le couloir...

Vendredi 1 octobre: arrestations gare du Midi

Une manifestation n'ayant pas sollicite d'autorisation est prevue. Des 17 heures le quartier
de la gare du midi est envahi de policiers, combis, autopompes
Une interdiction de rassemblement de plus de 5 personnes sur la voie et dans les lieux
publics a ete prise. Des personnes isolees ou se deplacant a deux ou trois sont
systematiquement interpellees sur base de leur apparence exterieures, age, vetements
decontractes, style de coiffure,... Des passants voulant exercer une certaine vigilance sur les

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arrestations en cours sont arretes. Les personnes arretees doivent presenter leur identite,
sont fouillees, les sacs fouilles, menottees dans le dos, assises par terre et regroupees pour
qu'il y en ait plus de cinq. Elles sont ensuite menees dans les cars de police.

Des mineurs, identifies comme tels avant leurs arrestations, sont detenus jusqu'a une heure
du matin en compagnie d'adultes. Les parents de ces mineurs ne recoivent aucune
information les concernant pendant leur detention.

Aux personnes qui s'enquierent de ce deploiement policier et aux cafetiers du coin il est dit
qu'il s'agit de deux gangs qui preparent des bagarres et que les policiers sont la pour les en
empecher.

Le soir dans le quartier

Arrestations aux alentours de la Porte de Hal vers 19h30. Route barree a des personnes
marchant dans la rue a deux. Les policiers les regroupent afin qu'il y an ait plus de cinq.
Certains se font pieger par des tactiques policieres qui consistent a dire a deux personnes
"attention il y a la police au coin", si celles-ci repondent "ah merci", c'est bon, les policiers en
civil les arretent. Les personnes arretees sont emmenees aux casernes d'Etterbeek ou elles
rejoignent d'autres deja presentes. Certains prisonniers ne recoivent absolument rien a
boire ni a manger pendant toute la duree de leur arrestation qui peut aller jusqu'a 11 heures.

Menaces, intimidations, moqueries, incitations a la bagarre, sexisme, violences sont commis
par les policiers.
Tous ces agissements se font en presence active et proactive du Commissaire divisionnaire
de police M. Pierre Vandersmissen.

Dans le cadre du bris de vitre d'un commissariat auquel participent une cinquantaine de
personnes, il y a eu 4 arrestations judiciaires. Les 4 inculpes sont maintenus quelques jours.

Divers autres arrestations ont lieu tout au long de la soiree (metros, rue, ...)

Samedi 2 octobre 2010 Manifestation NB dans les rues de Bruxelles

La veille, la police visite magasins, commerces, banques, restaurants et "avertissent" que le
lendemain une manifestation dangereuse aura lieu. Qu'il y aura des "black blocks" qui vont
tout casser, qu'il vaudrait mieux qu'ils ferments leurs etablissements.

Il s'agit de la grande manifestation autorisee dans les rues de Bruxelles. C'est la seule
manifestation organisee par les organisateurs du camp NoBorder. Cette manifestation a ete
preparee longuement avec les autorites. Le parcours et les conditions ont ete plusieurs fois
modifies. Bien que la presence policiere avait ete prevue discrete il y a un nombre
enorme de policiers en civil en plus des policiers presents pour la circulation et empecher les
manifestants de devier de l'itineraire.
La surveillance, les photographies et les prises d'images sont constantes et importantes,
executees par des policiers en civil principalement.
Petite anecdote qui temoigne de l'etat d'esprit des policiers : un enfant muni d'un flyer se
rend sur le trottoir en distribuer aux observateurs du cortege. Voyant cela, un manifestant se
rend vers lui a un moment donne et lui dit "tu vois, ce monsieur, c'est un policier" et le
policier de repondre devant l'enfant "et toi, t'es une sous-merde"!



AGISSEMENTS RECURRENTS
Concernant la mise en detention des personnes arretees les tres nombreux temoignages
directs et ecrits (plus de 80) permettent d'affirmer les faits suivants:
*
chaque arrestation se fait de maniere brutale et violente

5

*
aucun motif n'est donne aux personnes concernant l'arrestation et la mise en
detention
*
serrage excessif des colsons
*
intimidation par les policiers qui circulaient aux abords des cellules a l'aide de chiens
*
intimidation par les policiers d'ordre sexuel (a l'encontre d'hommes et de femmes)
*
acces toilettes refuse parfois accorde apres 4h30 de detention pour certains, d'autres
ont du se soulager dans la cellule (avec parfois plus de 20 detenus)
*
refus de nourriture et/ou d'eau
*
a leur sortie, les detenus sont sommes de signer un document indiquant qu'ils ont
trouble l'ordre public. Des photos sont prises de chaque personne (dans certains cas
de force)
*
violences policieres dans les bus qui les transportaient et a la caserne (generalement
devant le refus d'obtemperer aux ordres sans avoir obtenu d'informations sur ce qui
concerne les arrestations ou l'usage de la force)
*
mise en isolement sans couverture ni nourriture pour des personnes "reperees"
*
irrespect et paroles fascisantes "Hitler ist mein Fuhrer" "je n'aime pas les chomeurs",
"t'es habille comme un clodo", "on va faire du sexe avec toi (en montrant la
matraque).

LEGALEMENT

Au vu de ces evenements, il apparait que les arrestations ont ete faites massivement; de
maniere preventive et en raison de l'aspect exterieur.

Concernant les evenements de cette semaine, la seule hypothese plausible pouvant
justifier legalement l'arrestation des personnes est celle reprise au point 3 de l'article 31
de la loi sur la fonction de police c'est-a-dire l'hypothese d'une personne a l'egard de
laquelle il existe des motifs raisonnables de croire, en fonction de son comportement,
d'indices materiels ou des circonstances, qu'elle se prepare a commettre une infraction
qui met gravement en danger la tranquillite ou la securite publiques, et afin de l'empecher
de commettre une telle infraction.

Or, les promeneurs et personnes se rendant peut-etre a une manifestation ne perturbaient
d'aucune maniere la tranquillite publique, ni ne commettaient une infraction mettant
gravement en danger la tranquillite ou la securite publique.

Pour etre legale, l'arrestation administrative doit porter sur une personne qui est sur le
point de commettre une infraction penale mettant gravement en danger la tranquillite ou la
securite des personnes ou la securite publique. La finalite premiere d'une telle arrestation
est de prevenir un trouble de l'ordre public.
De plus, a supposer cette condition etablie, les forces de l'ordre ne peuvent proceder a
l'arrestation administrative qu'en cas d'absolue necessite.
Ces conditions n'ont pas ete remplies.

Ce rapport des faits se fonde sur les observations personnelles, les temoignages directs
recus au Legal Team du camp NoBorder et des temoignages ecrits et oraux transmis a la
LDH.

Ginou - novembre 2010

6

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